Focus sur Rivo Mhlari : pionner dans l’intelligence artificielle made in Africa.

Mhlari est un maître de la persévérance. Lorsqu’il a créé pour la première fois un système de gestion de l’information utilisant de grandes données et l’intelligence artificielle pour résoudre des problèmes de véhicules tels que la prédiction et la détection des pannes de véhicules, il a été rejeté 11 fois par les fabricants et les compagnies d’assurance qu’il a contactés. Les rejets ont été sa plus grande motivation.

« Je me suis rendu compte que nous étions rejetés non pas parce que ce que nous faisions n’était pas nouveau ou attrayant ; nous étions rejetés parce qu’ils pensaient que ce que Rikatec voulait faire était impossible. Nous étions tout simplement en avance sur notre temps « , dit Mhlari.

 

Il a fondé une société de conseil en marketing, où il a organisé des événements et conseillé les petites entreprises sur la stratégie, gagné de l’argent et financé le développement des prototypes Rikatec. Il a également fait du bruit sur les difficultés de soutien et de financement des start-ups technologiques. Cela lui a permis d’obtenir un investissement de R500 000 $ (40 000 $) pour tester commercialement le produit en échange d’une participation de 5 % dans l’entreprise.

Aujourd’hui, Rikatec fournit simultanément une connexion à l’option d’aide la plus proche dans les cinq minutes suivant la détection de panne. L’entreprise assure également la maintenance prédictive des flottes, surveille les habitudes de conduite, l’usure et utilise d’importantes données et analyses pour fournir des informations précieuses qui peuvent aider à réduire les coûts opérationnels.

Focus sur Temitope Ogunsemo : fondateur de Krystal Digital, une entreprise de technologie éducative.

Née au Nigeria, Temitope Ogunsemo, 33 ans, est le fondateur de Krystal Digital, une entreprise de technologie éducative à croissance rapide spécialisée dans la création, le développement et le déploiement d’applications logicielles personnalisées et orientées services pour les établissements scolaires au Nigeria.

Fondé en 2010 à Lagos, le service phare de Krystal Digital, MySkool Portal, une application Web pour le système de gestion de l’information scolaire conçue pour le stockage et la documentation appropriés des données scolaires, a été adopté par plus de 50 lycées publics au Nigeria et compte plus de 65 000 utilisateurs étudiants actifs. Krystal Digital compte maintenant plus de 150 employés et son chiffre d’affaires annuel s’élève à plus de 3 millions de dollars.

Focus sur l’ ingénieur le mieux payé en robotique : le nigérian Silas Adekunle.

Silas Adekunle est le PDG de Reach Robotics, une société qui fusionne le jeu, la robotique et la réalité augmentée.

Ce jeune entrepreneur en robotique d’origine nigériane figure sur la liste des entrepreneurs européens  » 30 under 30  » ( moins de 30 ans ) du magazine Forbes dans la catégorie  nouvelle technologie.

Tout commence au Nigeria, le futur PDG y vit jusqu’à ses 10 ans avant de déménager au Royaume-Unis , accompagné de ses parents, où  il approfondira ses connaissances en programmation et robotique.

Selon une interview de Forbes, le jeune Adekunle se passionnait pour la robotique amateur, puisant ses idées sur YouTube et s’amusait avec le code avant de programmer en C++ à l’université.

Grâce à la formation et au perfectionnement constant, Adekunle s’est énormément amélioré à partir de ses expériences d’adolescent, qui comprenaient (comme détaillé dans l’interview de Forbes), une main robotique faite de boîtes de haricots cuits et un visage robotique (basé sur le robot Kismet du Dr Cynthia Breazeal du MIT) qui avait des balles de tennis pour les yeux et des morceaux de papier roulé pour les oreilles.

En 2013, Adekunle rencontre Christopher Beck, co-fondateur et directeur technique de Reach Robotics. Ils se sont associés pour développer Mekamon, le premier robot de jeu au monde.

« Quand j’ai commencé la robotique, j’adorais le mouvement, a dit Adekunle à Forbes. « Les gens sont habitués aux robots maladroits, et quand on les rend réalistes, soit ils adorent ça, soit ils flippent.

Le robot de jeu dispose d’une fonction spéciale qui permet à l’utilisateur de le personnaliser pour qu’il puisse exécuter des fonctions personnalisées. Son lancement initial a vu la vente de 500 robots, générant 7,5 millions de dollars US.

Reach Robotics est sur la bonne voie pour vendre beaucoup plus de robots Mekamon grâce à un accord de distribution exclusif signé en novembre 2017 avec Apple Retail. Le géant de la technologie s’en est remis à l’impressionnante qualité des  » battle bots  » à quatre pattes, qui ont également la capacité de faire preuve d’émotion avec des mouvements subtilement calibrés, les plaçant dans presque tous ses magasins aux États-Unis et en Grande-Bretagne, à un prix abordable de 300 $ US.

« Le partenariat avec Apple a été fructueux « , a déclaré M. Adekunle, ajoutant qu’il souhaitait poursuivre cette relation. « Nous avons beaucoup d’autres produits à mettre sur le marché. »

Adekunle a également reçu le soutien de diverses organisations, dont London Venture Partners, pour un montant de 10 millions de dollars US (360 millions de nairas).

 

Une partie de la clientèle de Mekamon comprend des parents qui essaient d’encourager leurs enfants vers le domaine des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques (STEM) – et quoi de mieux qu’un robot de jeu interactif.

C’est une récompense qu’Adekunle espérait en 2013, lorsqu’il est devenu chef d’équipe du programme Robotique à l’école. Ce programme encourage les étudiants prometteurs en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques et leur accorde une attention particulière. Il a dit que c’est à cette époque qu’il a décidé de développer la robotique qui rendrait l’enseignement plus divertissant pour les étudiants potentiels ou pratiquants des STIM.

 

La lutte sénégalaise a son jeux vidéo.

Le talent n’attends pas les années, tel en témoigne le jeune prodige sénégalais Abdoulaye Sangoné Diouf.

Du haut de ses 20 ans, le dakarois a développé un jeu vidéo basé sur la lutte sénégalaise nommé « Lamb », soit lutte en wolof.

Oubliez vos « Street Fighters », « Dragon Ball Z », « Marvel » et « Comics »  le renouveau des jeux de baston est estampillé Teranga.

Vous pouvez télécharger gratuitement l’application sur Google Play en attendant qu’elle soit aussi disponible sur App Store.

FIGHT FIGHT FIGHT 💪🏿🇸🇳  !!!

Les Progressives Web Applications

Pour de nombreuses entreprises avoir une application mobile relèvent du sacrifice financier, les progressives web app offrent une alternative à cet investissement conséquent que représente le développement d’une application mobile.
Nous vous proposons celles-ci afin d’augmenter l’engagement de vos visiteurs.

Une progressive web app (PWA, applications web progressives en français) est une application web qui consiste en des pages ou des sites web, et qui peuvent apparaître à l’utilisateur de la même manière que les applications natives ou les applications mobiles. Ce type d’applications tente de combiner les fonctionnalités offertes par la plupart des navigateurs modernes avec les avantages de l’expérience offerte par les appareils mobiles.

Une PWA se consulte comme un site web classique, depuis une URL sécurisée mais permet une expérience utilisateur similaire à celle d’une application mobile, sans les contraintes de cette dernière (soumission aux App-Stores, utilisation importante de la mémoire de l’appareil…).

Elles proposent de conjuguer rapidité, fluidité et légèreté tout en permettant de limiter considérablement les coûts de développement : plus besoin de faire des développements spécifiques pour les applications en fonction de chacune des plateformes : iOS, Android…

Anthony Welc nous résume les caractéristiques des progressives web applications dans la vidéo ci-dessous.

Le nouvel el dorado des starts-up made in Africa : Le Sénégal.

En Afrique francophone, le Sénégal reste en tête de peloton en matière d’entrepreneurs 3.0.

Les incubateurs et les business Angels prolifèrent dans le pays de la Teranga avec notamment le CTIC (Croissance des technologies de l’information et de la communication).

De nombreuses start-up voient le jour en profitant de cet écosystème propice à l’innovation et à l’entreprenariat. Dakar facilite l’installation et le développement de ces jeunes pousses, issues du numérique, en leur proposant des espaces de travail, des structures d’accompagnement ainsi que des solutions de financement tels que le fonds d’investissements Teranga Capital ( cf. vidéo).

Nous pouvons retrouver les  acteurs de cette aventure entrepreneuriale dans le reportage ci dessous coproduit par Canal + et Galaxie Africa (groupe Jeune Afrique).

 

 

unsplash-logoCytonn Photography

Viva Technology : L’ Afrique à l’honneur !!!

L’évènement Vivatechnologie, qui réunissait les principaux acteurs de la « Tech » mondiale, se déroulait du 24 au 26 Mai à Paris.
Parmi les intervenants phares, nous avons retrouvé les CEO et d’autres membres des directions des principaux GAFA ( Google, Amazon, Facebook, Apple) : Mark Zuckerberg (Facebook), Antoine Boulte (Google) et d’autres grands noms du numérique : Satia Nadella (Microsoft),Ginni Rometty (IBM) … .

Au milieu de ces speakers connus mondialement, nous avons retrouvés de nombreux intervenants appartenant à des firmes africaines au potentiel prometteur telles que :

  • NNEILE NKHOLISE (Afrique du Sud, PDG de IMED TECH, Laboratoire médical et boutique de matériel médical).

  • DIANE AUDREY NGAKO (Cameroun, PDG de OMENKART, agence de communication).

  • TONEE NDUNGU (Kenya, PDG de KYTABU, Platforme de contenus éducatifs).

Le numérique africain est en plein essor ! Le continent qui a fait le saut de la téléphonie fixe au mobile est un acteur dynamique dans les nouvelles technologies, porté par 1,2 milliard de personnes ambitieuses – pour la plupart des moins de 25 ans – 995 millions d’abonnements mobiles et 362 millions d’utilisateurs d’Internet.

L’activité numérique ainsi que les nouvelles technologies  » éco-friendlies » offrent à l’Afrique un second souffle. Celles-ci sont issues de ce que l’on appelle le 3.0, elles demandent moins d’ apports en matériels physiques et numéraires et sont basées avant tout sur les connaissances et compétences intellectuelles. Les nouveaux acteurs africains l’ont bien compris. Forts de leurs maitrises, ils comptent bien en profiter pour prendre leurs parts de gateau et faire du continent la nouvelle silicon valley.

Le Sénégal à l’honneur au Grand prix des Ericsson Innovation Awards 2018

FÉLICITATIONS au groupe d’étudiants de l’Ecole Supérieure Polytechnique – Dakar et Université Assane Seck De Ziguinchor qui vient de remporter, haut la main, le grand prix des Ericsson Innovation Awards 2018, ce jeudi 17 Mai en Suède devant des jeunes des USA, de la CHINE et de l’INDE.

Ces élèves-ingénieurs défendaient leur projet OwnLabs qui est une start-up qui entend remédier au manque de laboratoires scolaires en Afrique en proposant des laboratoires de physique, chimie et biologie en réalité virtuelle. Une application qui va révolutionner l’apprentissage des sciences sur le continent.

Le chercheur guinéen Abdoulaye Baniré Diallo remporte le prix Next Einstein Felow


Le Professeur Abdoulaye Baniré Diallo est originaire de Guinée, ses travaux portent sur l’analyse des données de masse (big data) couplé à la génomique.
Ses recherches sont basées sur la prédiction des mutations génétiques des microbes.

Le chercheur remporte le prix Next Einstein Felow qui se tenait du 26 au 28 mars 2018 à Kigali.

« Originaire de Guinée, je suis parti étudier l’informatique à Montréal en 2000, avant de poursuivre par une thèse à l’université de McGill », relate-t-il.
« J’ai pu y développer des techniques d’apprentissage machine permettant de prédire l’évolution des génomes ancestraux des mammifères.Puis de fil en aiguille, celui du génome humain. »
C’est au cours de son post doctorat au MIT qu’il s’intéresse aux plus petits génomes du vivant, celui des virus et des bactéries.
« J’ai conçu des modèles statistique permettant de décoder l’évolution du génome des microbes », détaille celui qui est devenu professeur à l’UQAM à seulement 26 ans.

« Nous avons étudié le mécanisme de la résistance du blé au froid. »

Le laboratoire interdisciplinaire de Bioinformatique de l’Université du Québec à Montréal est dirigé par le chercheur. « Mathématiques, informatique, apprentissage machine mais aussi biologie, médecine et pharmacie », détaille-t-il.

« Une approche multidisciplinaires qui permet d’apporter des solutions à des problèmes concrets : nous avons par exemple étudié quels mécanismes génétiques étaient impliqués dans la résistance du blé face au froid de l’hiver canadien, et quelles petites molécules étaient en cause. » Une approche qui permet aussi de prédire le degré de pathogénicité des virus, en modélisant les mutations pouvant entraîner une virulence accrue ou davantage de résistance aux médicaments, « par exemple dans le cas du HPV, qui cause le cancer du col de l’utérus. »

Abdoulaye Diallo s’est aussi lancé dans l’entreprenariat avec sa société : « My Intelligent Machines ».
Celle-ci permet le transfert technologique autour de la surveillance des pathogènes. L’outil met en contexte toutes les données publiques, y compris celles des biobanques. L’idée est de fournir une plate-forme de données à destination de la santé de précision.
Cet apport technologique pourrait s’avérer utile voire indispensable pour la Guinée et l’Afrique.

Dr karekezi : première neurochirurgienne du Rwanda

Enfant grandissant au Rwanda dans les années 1980 et 1990, Claire Karekezi rêvait de devenir médecin. Mais ce qu’elle appelle son  » étoile guide  » l’a emmenée bien au-delà de cet objectif initial pour rejoindre les rangs de ce qui est peut-être la spécialité la plus exigeante de la médecine.

Au début de juillet, la jeune femme de 35 ans retournera chez elle en tant que première et seule neurochirurgienne au Rwanda, dit le Toronto Western Hospital, où elle a passé la dernière année à perfectionner ses compétences en neuro-oncologie et en chirurgie de la base du crâne, se spécialisant dans l’ablation des tumeurs cérébrales.

Fournir ce service aux patients atteints d’un cancer du cerveau dans un pays où il n’y a qu’un seul appareil d’IRM en milieu hospitalier et peu d’appareils de tomodensitométrie sera une tâche ardue, mais claire est déterminée à la surmonter, tout comme elle a surmonté tous les défis et les sacrifices nécessaires à la réalisation de son rêve d’enfant.

C’est une enfance marquée par le génocide de 1994 qui a tué environ 800 000 personnes dans le pays africain, un bain de sang que le général canadien à la retraite Roméo Dallaire et son contingent de gardiens de la paix de l’ONU, dont l’effectif était insuffisant, n’ont pu empêcher.

« En 1994, j’avais 10 ans…. alors j’ai vécu le génocide quand j’étais enfant en pleine croissance « , a dit Karekezi, qui vivait avec ses parents et deux frères et sœurs plus âgés à Kigali, la capitale. « Tout le monde devait sortir, des gens étaient tués sur les routes. »

Elle a perdu des cousins et des tantes dans le massacre – une période de 100 jours dont elle déteste parler en détail.

« Je dis toujours aux gens que c’est ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui en tant que Rwandais, parce que nous avons grandi en sachant que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

« C’est donc ce genre d’esprit qui m’a permis d’aller de l’avant, de faire tout ce qu’il faut pour arriver là où je veux aller « , dit-elle. « Je continue de pousser parce que le génocide s’est produit, le monde entier regardait et personne n’a rien fait. Mais nous en sommes sortis, nous sommes une nation forte, et nous avons des gens très courageux qui ont réussi à faire des choses impressionnantes maintenant ».

Claire Karekezi peut certainement se compter parmi eux.

Après avoir terminé ses études secondaires en 2001, elle a reçu une bourse du gouvernement en tant qu’étudiante exceptionnelle pour étudier la médecine à l’Université du Rwanda à Butare, la ville où elle est née.

En 2007, alors qu’il lui restait quelques années avant d’obtenir son diplôme de médecin, le futur Dr Karekezi a posé sa candidature et a été acceptée en tant qu’étudiante d’échange pour étudier à l’Université de Linkoping en Suède par l’intermédiaire de la Fédération internationale des étudiants en médecine.

« Cette fois, mon but était d’aller en Europe « , avoue-t-elle, en souriant timidement. C’était la première fois qu’elle était loin de chez elle.

Mais c’était en juillet, et le seul service en activité pendant la période traditionnelle des vacances d’été était la neurochirurgie, un domaine de la médecine qu’elle n’avait jamais envisagé.

« Je ne savais rien de la neurochirurgie, je n’avais aucune formation en anatomie cérébrale « , concède Karekezi, ajoutant qu’elle avait prévu d’étudier la radiologie.

Par un heureux hasard, elle s’est retrouvée sous l’aile du chef de service, le Dr Jan Hillman, qui l’a conduite à la salle d’opération et lui a demandé de l’assister sur une opération d’ablation d’une tumeur au cerveau.

« C’était la première fois que je voyais le cerveau, dit-elle. « J’étais stupéfait. J’ai dit : « C’est le cerveau ? »

Le Professeir Hillman est devenu son premier mentor, expliquant et démontrant au futur chirurgien Karekezi les subtilités du cerveau et encourageant sa protégée à embrasser la spécialité complexe et finalement à la pratiquer au Rwanda, où à l’époque il n’y avait pas un seul neurochirurgien.

« Il a vu cette lumière en moi », dit-elle du médecin suédois, l’appelant « son père en neurochirurgie ».

De retour à la maison, elle a continué à lire des textes sur la neurochirurgie tout en terminant son diplôme de médecine. Un mois avant l’obtention de son diplôme en 2009, elle a été acceptée pour un court programme de neurochirurgie à l’Université d’Oxford au Royaume-Uni.

Déterminée à poursuivre son nouveau rêve, elle n’arrêtait pas d’envoyer des courriels au responsable du Centre de référence de Rabat pour la formation des jeunes neurochirurgiens africains au Maroc, cherchant une place dans le programme qui avait été mis en place sous les auspices de la Fédération mondiale des sociétés de neurochirurgie.

Elle a finalement été acceptée après avoir obtenu un financement du gouvernement et a déménagé au Maroc en 2011, passant les cinq années suivantes à apprendre la spécialité. Dans sa dernière année, elle a été nommée chef des résidents.

« A la fin, j’étais neurochirurgien « , dit claire, qui parle couramment le français, l’anglais, le kinyarwanda et le swahili, avec une certaine connaissance de l’arabe depuis son séjour au Maroc.

Mais cette bonne étoile qui l’a guidait n’en avait pas encore fini avec elle.

En 2013, elle a reçu un prix Women in Neurosurgery parrainé par le Dr Mark Bernstein, neurochirurgien au Toronto Western Hospital, qui est titulaire de la chaire Greg Wilkins-Barrick en chirurgie internationale.

Bien qu’ils ne se soient pas rencontrés en personne, Mlle Karekezi a contacté le Dr Bernstein au sujet d’une des quatre bourses annuelles de recherche en neuro-oncologie à Toronto Western, également parrainée par la chaire Wilkins-Barrick.

Ayant entendu parler d’elle par le biais du prix Women in Neurosurgery et d’un collègue africain qui la connaissait, Bernstein a décidé  » qu’elle serait une bonne candidate « pour le programme.

« Il semble qu’elle avait ce qu’il faut, elle avait l’air d’être pointue, très dévouée et engagée », a-t-il dit. « Elle a traversé beaucoup de choses pour arriver là où elle est, et ça m’a frappé aussi. »

Ainsi, en juillet dernier, claire est arrivée à Toronto, prête à s’attaquer à la dernière partie de ce qui a été un voyage de 12 ans.

Cette odyssée a été une odyssée de sacrifices : des années loin de sa famille, se déplaçant d’un pays à l’autre et mettant en suspens les relations, le mariage et la maternité.

Pourtant, elle prends son parcours avec une certaine philosophie. « Je dois porter mon rêve jusqu’au bout et ensuite je peux penser à m’installer. »

Lorsqu’elle retournera au Rwanda en juillet, Dr Karekezi emportera de Toronto, non seulement ses compétences en neurochirurgie, mais aussi une certaine aptitude à fournir plus efficacement des services aux patients, en fluidifiant les échanges entre les chirurgiens, les oncologues, les radiothérapeutes et les autres fournisseurs de soins.

Son prochain rêve est de collaborer avec ses collègues.Il y a quatre neurochirurgiens masculins pratiquant actuellement dans le pays de 12 millions d’habitants et un cinquième vient de terminer sa formation pour travailler au développement d’un centre de neuro-oncologie multidisciplinaire.

« Je respecte vraiment ce qu’elle a fait », a dit Bernstein. « Elle cherche à aller sur la lune et elle va y arriver. »

Alors, qu’est-ce qui continue de faire avancer le Docteur Karekezi ?

« C’est la passion, c’est le dévouement, dit-elle simplement. « Ce n’est pas une question d’argent. Je vis mon rêve et j’aime ce que je fais.

« C’est quelque chose que je peux faire. C’est quelque chose que je peux ramener au Rwanda. »