Le chercheur guinéen Abdoulaye Baniré Diallo remporte le prix Next Einstein Felow


Le Professeur Abdoulaye Baniré Diallo est originaire de Guinée, ses travaux portent sur l’analyse des données de masse (big data) couplé à la génomique.
Ses recherches sont basées sur la prédiction des mutations génétiques des microbes.

Le chercheur remporte le prix Next Einstein Felow qui se tenait du 26 au 28 mars 2018 à Kigali.

« Originaire de Guinée, je suis parti étudier l’informatique à Montréal en 2000, avant de poursuivre par une thèse à l’université de McGill », relate-t-il.
« J’ai pu y développer des techniques d’apprentissage machine permettant de prédire l’évolution des génomes ancestraux des mammifères.Puis de fil en aiguille, celui du génome humain. »
C’est au cours de son post doctorat au MIT qu’il s’intéresse aux plus petits génomes du vivant, celui des virus et des bactéries.
« J’ai conçu des modèles statistique permettant de décoder l’évolution du génome des microbes », détaille celui qui est devenu professeur à l’UQAM à seulement 26 ans.

« Nous avons étudié le mécanisme de la résistance du blé au froid. »

Le laboratoire interdisciplinaire de Bioinformatique de l’Université du Québec à Montréal est dirigé par le chercheur. « Mathématiques, informatique, apprentissage machine mais aussi biologie, médecine et pharmacie », détaille-t-il.

« Une approche multidisciplinaires qui permet d’apporter des solutions à des problèmes concrets : nous avons par exemple étudié quels mécanismes génétiques étaient impliqués dans la résistance du blé face au froid de l’hiver canadien, et quelles petites molécules étaient en cause. » Une approche qui permet aussi de prédire le degré de pathogénicité des virus, en modélisant les mutations pouvant entraîner une virulence accrue ou davantage de résistance aux médicaments, « par exemple dans le cas du HPV, qui cause le cancer du col de l’utérus. »

Abdoulaye Diallo s’est aussi lancé dans l’entreprenariat avec sa société : « My Intelligent Machines ».
Celle-ci permet le transfert technologique autour de la surveillance des pathogènes. L’outil met en contexte toutes les données publiques, y compris celles des biobanques. L’idée est de fournir une plate-forme de données à destination de la santé de précision.
Cet apport technologique pourrait s’avérer utile voire indispensable pour la Guinée et l’Afrique.

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